PORTRAIT DE WHEELER : UNE WHEELEUSE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE !

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Jeunes mariés, parents, grands-parents, livreurs, élus locaux, jeunes actifs ou retraités... On croise tellement de profils différents mais avec toujours la même passion, celle des engins de déplacements personnels motorisés (EDPM). Vous êtes de plus en plus nombreux à partager vos témoignages dans notre galerie de portraits des wheelers et electrotteurs... Et c'est toujours un plaisir de voir ces femmes et ces hommes qui ont décidé de changer de vie en changeant de mobilité.

Barbara, ancienne collaboratrice parlementaire et actuellement fonctionnaire est devenue wheeleuse en janvier 2019, elle nous livre son témoignage.

 

 

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PORTRAIT DE WHEELER : LA GYROROUE, D'UNE PASSION À UNE CAUSE À DÉFENDRE !

Il y a plusieurs années en arrière, cette ancienne collaboratrice parlementaire auprès d'un député des Hauts-de-Seine, n'aurait jamais cru craquer pour une gyroroue. Pourtant, lorsque son regard s'est posé sur un utilisateur qui roulait, elle s'est tout de suite dit qu'il fallait qu'elle en fasse ! « La première fois que j'ai vu une roue électrique, c'était quelqu'un qui en faisait dans les rues de Paris. Je me suis dit que c'était génial et que je devais absolument tester » nous raconte Barbara.

 

C'est naturellement qu'elle s'est dirigée dans un magasin spécialisé pour acheter sa première gyroroue : " « c'était une MCM5 et je l'ai acheté le 2 janvier 2019 ». Il lui a fallu peu de temps pour apprendre, en 3 séances d'une heure, la wheeleuse parcourait les rues parisiennes avec aisance :  « j'ai appris relativement rapidement, généralement c'est un peu plus long. Mais j'ai déjà pratiqué quelques sports comme le snowboard ou le BMX qui je pense ont contribué à mon apprentissage rapide de la roue » nous explique-t-elle. Au départ elle avait choisi sa MCM5 light (de la marque Gotway) pour des trajets domicile-travail... Et finalement elle s'est rendue compte qu'elle pouvait faire bien plus avec sa roue, comme des balades dans Paris lorsqu'elle a rencontré la communauté : « grâce à mon EDPM, j'ai rencontré une communauté très sympathique avec qui j'ai pu réaliser quelques balades dans la ville lumière. Bon… Pas de longues balades certes, car ma monoroue a une petite autonomie, mais des moments bien fun tout de même en compagnie des "WheelersPro" »  nous explique Barbara d'un air amusé.

 

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De l'enfer à la surface de la terre : une femme, banlieusarde et wheeleuse !

Avant la gyroroue, notre trentenaire vivait l'enfer sous terre. Elle quittait son appartement pour s'engouffrer dans le réseau souterrain des transports parisiens. Les longues heures de trajet, la foule, les lumières artificielles, les grèves, etc. Les trajets pour la jeune femme devenaient de plus en plus stressants. Avoir une roue électrique lui a permis de redécouvrir la capitale et cela même par temps de pluie : « je couplais dans un premier temps le RER et la roue, car je n’étais pas totalement à l’aise avec la circulation sur les Champs-Élysées… Mais lorsque l’épidement de Covid19 est arrivée, j'ai pris le parti de faire mes trajets Nanterre-Paris intégralement en roue pour éviter tout contact superflu."

 

Une nouvelle façon de se déplacer qui a conforté Barbara dans son choix : la liberté de mouvement et la rapidité des trajets. Adieu les retards liés aux transports en commun, adieu la proximité avec les autres !. De même, elle souhaitait être libre de ses mouvements : "je voulais absolument éviter les fourmis dans les mains, dues aux nombreux pavés sur mon chemin, et je voulais pouvoir compter sur mes bras en cas de chute". En parlant de chute, la jeune femme a pensé à sa sécurité : protections poignets et genoux, qu'elle utilisait énormément durant les mois d'apprentissage, depuis elle s’est également équipée d’un casque moto intégral et envisage l’achat d’une veste moto. Une bonne façon de se protéger en roulant dans les rues parisiennes qui ne sont malheureusement pas exempt de tout danger.

 

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Mise en lumière des EDPM à l'Assemblée Nationale au sein d’une association de vélotafeurs

« Comment fais-tu pour tenir dessus ? », « le futur est là ! », « c'est casse-cou »... Avec sa roue électrique, Barbara suscite beaucoup de réactions et d'interrogations de la part de ses proches, de ses collègues de travail et même d’inconnus dans la rue. Pour elle cela n’est pas dérangeant bien au contraire, elle aime échanger au sujet des EDPM et plus particulièrement de la roue électrique. Elle en profite pour désamorcer certains a priori et montrer que c'est assez simple d'utilisation.

C'est à la suite d’une discussion avec des collègues identifiants les nombreux problèmes rencontrés sur leurs trajets respectifs pour se rendre au travail, que l'association HémiCycles est née. L’association s’adresse aux vélotafeurs mais la wheeleuse ne se sent pas à l'écart : « en tant qu'utilisatrice d'EDPM je me reconnaissais dans certaines difficultés que les vélotafeurs faisaient remonter et je trouvais que j'avais toute ma place dans cette association avec mon "demi-vélo" »" nous explique la jeune femme. Même si Barbara était la seule adhérente utilisatrice d'un engin de déplacement personnel motorisé au sein de l'association, elle nous indiquait également qu'elle avait aperçu un apprenti à la présidence de l’Assemblée nationale en possession d'une roue électrique. Voilà une information qui nous ravis ! Car plus  les utilisateurs d'EDPM seront nombreux au contact des responsables politiques et plus les choses pourront bouger.

Lors des débats sur le projet de Loi d'orientation des mobilités (LOM)qui se sont tenus en 2019, Barbara les avaient suivi depuis le bureau (l’accès à l’hémicycle se fait à titre exceptionnel même pour les collaborateurs parlementaires). Elle avait eu l’occasion de discuter avec plusieurs élus, et elle s'est rendue compte d'une chose :  « je pense que tout ce qui semble nouveau et complexe ne plaît pas vraiment. Beaucoup de personnes ont un réflexe humain "je ne saurai pas comment maîtriser cet engin, alors c'est dangereux !" ». En effet, lorsqu'elle avait discuté avec M. Cédric Villani, député de l’Essonne même s'il était particulièrement curieux et fasciné par la mécanique de l'EDPM, celui-ci se sentait plutôt mal à l'aise avec l'idée d'équilibre que cela impliquait. À cette crainte que de nombreux individus projettent , Barbara explique que, pour elle, cela n'est pas plus dangereux qu'un vélo sur les Champs-Elysées ou qu'un piéton à La Défense: « tant que tu te crois seul(e) au monde tu es  un  danger ». Elle s'est d'ailleurs déjà embrouillée avec des usagers qui ne respectaient absolument rien : «  Oui, ça m'est déjà arrivée de m'embrouiller avec des touristes, comme la fois où j'en ai croisé deux sur une seule trottinette électrique en train de faire les marioles en contre-sens".

 

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Aujourd'hui la wheeleuse espère que les choses évolueront rapidement et positivement pour les utilisateurs d’engins de déplacements personnels motorisés : « J'espère que les EDPM jouiront d'une autre image que celle qui nous collent aux roues à cause du free-floating et des énergumènes qui ne respectent rien ». Mais, pour cela il faudrait que ces personnes prennent conscience de ce qu'ils ont entre les mains et qu'ils respectent le code de la route :  »Si tu respectes le code de la route et que tu ne commets pas d'incivilité, il n'y a pas plus de risques qu'avec un scooter. Au volant d'une voiture ou sur une roue électrique, il n'y a qu'un seul mot d'ordre : ne jamais s'impatienter et toujours réfléchir et prévenir de ses actions » nous affirme la jeune femme... Et elle a totalement raison !

Quant à sa passion pour la wheel celle-ci grandit de jour en jour, la jeune femme ne se voit pas abandonner cette mobilité de si tôt :  « j'ai redécouvert Paris grâce à ma roue, voire j’apprécie cette ville maintenant ». Avant de partir de l’Assemblée nationale elle a même initié quelques collègues dans les couloirs du Palais Bourbon : « Certains se sont montrés très habiles, même s'ils n'ont pas encore l'intention d'en acheter une » nous confie l'ancienne collaboratrice parlementaire. Néanmoins, elle précise qu'il y a trois autres utilisateurs d'EDPM, des trotteurs plus précisément parmi eux. D'ici quelques années, aurons-nous la chance de pouvoir interviewer d’autres attachés parlementaires, voire des élus ou des fonctionnaires utilisateurs d’EDPM à l'Assemblée nationale? On espère !

 

Nous sommes heureux de vous voir utiliser des EDPM peu importe votre statut, votre activité professionnelle(étudiant, chef d'entreprise, élus, auto-entrepreneur,…)! Aujourd'hui vous êtes de plus en plus nombreux à craquer pour ces mobilités qui offrent de nombreux avantages...  Nous sommes très heureux de constater que les EDPM soient accessibles à toutes et tous et envisageables mêmes par nos représentants politiques. Qui sait, peut-être qu'un jour nous verrons un ministre ou même le Président de la République rouler en trottinette électrique ou en gyroroue. Cela serait génial, non ?

 

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