Portrait de Wheeler: Georges, livreur en gyroroue

À l'heure où roue et trottinette électrique cherche leur place dans la ville, ( réglementation EDP 2018) certains n'en finissent pas de lui trouver de nouveaux avantages et de nouvelles fonctions. Clairement, la roue s'installe comme un vrai moyen de déplacement sous toutes ses formes et sous toutes ses utilités. C'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de Georges.

 

Ce wheeler Nantais de 28 ans a déjà un job qui l'occupe à plein temps et lui procure un salaire honnête. Pourtant, depuis quelques semaines il a décidé d'expérimenter la livraison de repas  UberEat et Deliveroo avec une roue électrique. Il alterne selon ses besoins entre une Kingsong 16S et une Rockwheel GT16. George partage avec nous son expérience après 10 semaines.

 

 

La roue électrique, un outil parfait pour la livraison à domicile.

 

Evidemment, la roue a le gros avantage de pouvoir être emmenée partout avec soi. Grace à son trolley, pas besoin de la laisser dehors quand on récupère les plats chez les professionnels de la restauration, ni quand on doit entrer dans les hall d'immeubles des clients. 'La portabilité et praticabilité du moyen de transport. C'est "léger", c'est portatif, tu as l'oeil en permanence dessus et ça passe absolument partout, puis l'entretien "mécanique" est quasiment absent, juste à décrotter un peu la roue les jours de pluie et regonfler le pneu de temps en temps." ajoute Georges.

 

Par rapport à d'autres moyens de transport ?

 

"Un vélo nécessite d'être attaché à chaque fois si on doit rentrer dans le bâtiment. La moto nécessite un arrêt/démarrage moteur fréquent ce qui en plus de la perte de temps est mauvais pour une bécane. 
La trottinette quant-à-elle est compliquée à attacher ou à emporter avec soi dans les escaliers/ascenseurs. De même pour les virages serrés en ville ou les demi-tours c'est plus compliqué qu'en roue.
Enfin la moto nécessite aussi du carburant ce qui diminue fortement la rentabilité " confirme Georges.

 

On pourrait ajouter que le coût au kilomètre est tout petit. Une étude a montré que la roue consommait 30 à 50 centimes des 100km ! 

 

 

Pas avec n'importe quelle roue !

 

On s'en doute, comme on ne se lance pas dans un roadtrip avec une roue de moins de 40 km, on ne peut pas choisir n'importe quelle roue pour assurer toute une soirée.  Il faut choisir une roue capable de parcourir de belles distances en une seule charge, ou tout comme Georges pouvoir avoir une "roue de secours". "Clairement 1040wh c'est le minimum absolu pour prétendre à tenir deux à trois heures et encore c'est short parfois, heureusement pour ma part j'ai une KS16S "de secours" pour enchainer la suite pendant que l'autre recharge. 1600wh c'est clairement pas de trop et encore ça fait une grosse soirée."

 

georges livreur en roue

Et la sécurité?

 

Que cela soit à vélo ou en moto, on a tous déjà croisé des  coursiers hagards qui prennent des risques fous pour gagner quelques secondes. Une dérive qui peut être vite tentante quand on est toujours sur sa monture. Qu'en est-il pour Georges ?

 

J'ai longtemps pesté sur les livreurs contre leur attitude sur la route et surtout le code de la route. Je vais être franc je me pose des limites non-franchissables tels que les feux rouges, ronds points, trams, priorités à droite etc. Mais il peut arriver que je ne marque pas les stops, que je force un peu dans les rues piétonnes ou que je passe sur les passages piétons au rouge mais toujours en m’efforçant de m'appliquer ce que je reprochais aux livreurs c'est pas évident et la tentation est forte mais je n'aurais plus de figure après tout ce que j'ai dit sur les livreurs.

À la surprise générale j'ai choisi de ne *pas* mettre de casque en livraisons. Mais je garde le reste de l'équipement (gant moto, coudières, sac dorsale) car c'est absolument pas pratique en livraison, surtout en intégrale et me le trimbaler à la main en plus de mon GPS et de mon sac c'est relou au possible. Par contre je limite ma vitesse histoire d'éviter un crash trop grave et je me décale le plus possible des trottoirs ou des objets dangereux.

 

On termine par une anecdote?

 

Un soir sur le chemin du retour après une soirée chargée, je décide de prendre le chemin du retour pour rentrer chez moi et au moment où je m'apprête à me mettre hors-ligne sur mon application de coursier, je reçois une commande.


Je réfléchis quelques secondes, roue à 70v (batterie faible), mais pourtant le restaurant en question en regardant sur la carte est.... À ma droite à 10m !
Mais je ne connais pas encore l'adresse du client final, qui peut être théoriquement à 5km max du restaurant...
Potentiellement à l'opposé de ma direction, je prenais donc le risque de devoir assumer 10km aller-retour avec une batterie faible.
Coup de bol donc j'accepte la commande, il est 10h45, je vais au restaurant, j'attends un peu... 10h55 le restaurateur me donne la commande, je valide la prise en charge sur l'application et découvre donc à ce moment-là l'adresse du client final...
Grand moment d'angoisse lorsque je vois le tracé GPS se dessiner et me montrer le chemin de... La maison !!!
La commande que j'ai pris sur le retour était destiné à un voisin de palier 3 portes en dessous de chez moi.
Je suis donc rentré chez moi en mission de livraison heureux d'avoir eu un coup de chance pareil, sur un rayon de 5km autour du restaurant lui-même en centre-ville il était très peu probable que je livre en dessous de chez moi.

 

 

Après quelques semaines de pratique quasi quotidienne, à raison de quelques heures en soirée, Georges est plutôt satisfait de son expérience. Parmi les éléments qui auront le plus marqué notre Uberwheelers, il y a aussi la re-découverte de sa ville qu'il parcourt de long en large. La livraison à roue lui permet de découvrir sa ville en profondeur, ses rues , ses places, il développe son sens de l'orientation et sa connaissance de son environnement. 

 

Bien sur, il s'agit pour lui d'un appoint alors il en retire plutôt les avantages. Quand on est wheeler, la pratique de la roue devient vite addictive, alors la livraison peut devenir un vrai alibi pour l'utiliser encore plus, se lancer des petits défis et profitez de sa ville jusqu'au bout de la nuit. On soulignera tout de même que ce métier reste précaire, George en a d'ailleurs conscience et il compte continuer " tant que cela ne représentera pas une contrainte et qu'il continuera à allier plaisir et lucrativité. "

 

 

Profiter encore de sa roue c'est tout ce qu'on lui souhaite. Merci Georges d'avoir partager ton expérience avec Mobilityurban.

 

Vous aussi vous avez une expérience particulière ? la roue ou la trottinette a changé votre vie professionnelle ou personnelle ? N'hésitez pas à témoigner et/ou à nous contacter pour partager votre témoignage.

 

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