Loi LOM, décret EPDM : On débat aux electric games

Le Lundi 10 Juin 2019 avait lieu une table ronde réunissant, professionnel de l'assurance O.Mignot (Wizzas), M.Duclos (Allianz), Bérangère Mobilityurban, l'Adjudant HILT (Force de l'ordre) et le député Pascal Lavergne. Un événement ouvert au public et animé par Adrien Lelièvre, journaliste spécialiste des nouvelles mobilités au journal Les ECHOS. Il nous avait faire l'honneur d'un déplacement aux electric games

Après la nouvelle annonce choc de la Ministre des transports, Mme Elisabeth Borne : une vitesse fixée à 20 km/h par construction pour nos engins... À l'heure où les règles de circulation pour la Roue electrique et la trottinette electrique bougent, et que les utilisateurs s'expriment : l'avis  des wheelers sur le décret EPDm. Le débat avec des responsables politiques, les forces de l'ordre et les professionnels de la mobilité électrique tombe à pic ! 

Un débat qui s'est déroulé lors des Electric Games, la grande fête de la mobilité électrique de Monségur. 

 

 

C'est lors de ce fabuleux rendez vous que sont les electric games que nous avons pu avoir cet échnage constructif. Eh oui le festival de la glisse électrique ce n'est pas qu'un concorus avec des épreuves de free style , de off road ou street, c'est surtout rassemblement de wheeler et d'électrotteur passionés. et qu'y a t il de plus passionnant. 

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TABLE RONDE DES ELECTRIC GAMES : LES EDPM ET LA LOI LOM... LES VÉRITABLES UTILISATEURS SÉVÈREMENT PÉNALISÉS ? 

Depuis de nombreuses années, nous nous battons tous pour faire reconnaitre les roues et trottinettes électriques comme de véritables engins de déplacements personnels. En 2019, les choses évoluent et une future réglementation verra bientôt le jour en Septembre 2019. En soit être réglementer est une bonne nouvelle, car c'est une forme de reconnaissance de notre mode de déplacement. Pour Pascal Laverge, Député : "On s'achemine vers quelque chose qui sera plus réglementé. Cela est normal, ainsi les utilisateurs seront dans quel statut ou sous quel statut évoluer. Notre but est de cohabiter de façon intelligente, en prenant en compte la totalité des avis."

 

Toutefois, après lecture de ce fameux décrêt et suite aux annonces de Mme Elisabeth Borne, on se rend compte de gros défauts. Comme l'affirme Bérangère Mobilityurban: "Nous sommes ravis de voir nos engins rentrés dans la loi et le code de la route. Cela confirme qu'ils ne sont ni des gadgets, ni un effet de mode, mais que ce sont de véritables moyens de se déplacer. Toutefois, on se rend compte qu'il y a des défauts dans cette loi : la limitation de vitesse par bridage assez excessive ou le hors-agglomération."

 

Le décret prévoit de limiter la vitesse à 25km:H voir 20 km/h Par construction selon Elisabeth Borne et d'interdire les route hors agglomération s'il n'y a pas de piste cyclable.

 

L'interdiction hors-agglomération : Une loi que pour les déplacements en ville ? 

 

Avec un nombre d'accidents beaucoup plus important en agglomération qu'hors-agglomération, interdire les trottinettes et roues électriques dans ce secteur est difficilement compréhensible. Un acte que la youtubeuse et wheeleuse Méline Moultipass déplore en expliquant avoir laissé tomber sa voiture pour sa gyroroue, qu'elle utilise quotidiennement. Pour elle, l'interdiction de circuler avec son edpm hors-agglomeration est un véritable frein qui la pousserait à mettre sa roue électrique au garage : "Selon moi, l'interdiction de rouler hors-agglomération met un coup d'arrêt à l'énorme possibilité de ces engins, qui je le rappelle ne sont pas des jouets. Ils meritent leur place sur la route, au même titre que le vélo, qui à le droit de rouler en ville comme en campagne." 

Même si cette mobilité est née en ville et que les élus s'intéréssent aux problématique en agglomération, comme le souligne Mr Lavergne ; il n'omet pas le hors-agglomération, qui pour lui est tout aussi important vu les objectifs que se fixent le gouvernement (développer les alternatives de déplacements efficacement). Ainsi il propose des solutions comme : revoir la définition du périmètre aggloméré, ou laisser la possibilité aux maires de statuer sur quelle voie il est possible de circuler ou comment ils peuvent aménager les voies pour les EDPM.  Ce qui est d'ailleurs prévu par la LOM.

Cependant, le décret prévoit une interdication, et les autorisation pourront se faire au cas par cas par les collectivité territorial, ce que refuse les utilisateurs comme il l'exprimait lors de notre sondage.

 

 

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20 km/h : un bridage excessif pour les utilisateurs et les professionnels ?

 

Les sanctions prévues sont exemplaire:  1500 E d'amende pour le conducteur et 30 000€ d'amende et 2 ans de prison, les revendeurs et professionnels de la mobilité. Ainsi, ils ne prendront jamais le risque de braver les interdictions. Le marché sera définitivement bridé et cela favorisera l'apparition de produits bas de gamme de supermarcher respectant les 20 km/h, mais beaucoup moins sécures, et de très mauvaises qualités. Pourquoi ? 

Il faut savoir que les machines pouvant aller à 35/45 km/h (et qui peuvent être bridées) ont des capacités de sécurité plus importantes et sont bien mieux adaptées aux déplacements quotidiens.

Cela pose également le problème de la faisabilité, que faisons nous des machines existantes? Mr Lavergne n'était pas en position de répondre à cette question mais s'est montré très à l'écoute de nos pré-occupation. En effet,  pour certaines machines, il ne sera pas possible de les rider à 20km:h, le fabricant n'ayant pas prévu ce cas de figure. Il faudrait parfois modifier des pièces pour les adapter. En plus de poser un problème de conception, la limitation de 20 km/h reste un véritable danger pour les utilisateurs d'EDPM : "20 km/h face à des voitures qui nous dépassent à 80 km/h, cela est très dangereux. Si nous avons la possibilité d'augmenter notre vitesse, cela évitera les dépassements avec un très grand delta de vitesse, qui nous déséquilibre facilement" affirme Méline Moultipass. 

 

Nous avons trouvé une oreille attentive et compéhensive en Pascal Laverge. Il a proposer d'aider les professionnels et les utilisateurs à rencontrer les personnes adéquates pour faire évoluer les choses. Même si les débuts ne sont pas glorieux, il ne doute pas de l'évolution des textes dans le temps. Un avis qui n'est pas validé par tous...

 

20km/h qui risque d'évoluer ? 

Si ce bridage est maintenu, il y a peu de chance que cela évolue.... En général, en France, une interdiction ne s'est jamais vu  évoluer dans le sesn de plsu de vitesse. Par exemple : une interdiction de rouler à 90 km/h, s'est vu restreindre à 80 km/h mais jamais à 100 km/h. Ainsi, selon Bérangère de Mobilityurban un cadre trop restrictif a peu de mal d'être rendu plus souple plus tard. 

 

Un pessimisme que le député veut clairement estomper, car pour lui la loi est encore modifiable tant que rien n'a été fixé. Il explique qu'il ne faut pas baisser les bras et continuer à se battre. Une bonne organisation, la présentation d'un texte clair et l'élection d'un porte-parole qui représenterait les utilisateurs est importante ; si les usagers de trottinettes électriques, gyroroues et autres mobilités électrique veulent se faire entendre, et améliorer les choses. 

 

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TABLE RONDE DES ELECTRIC GAMES : FAIRE ENTENDRE SA VOIX ET SENSIBILISER LES USAGERS 

 

Aujourd'hui, il est plus facile d'interdire plutôt que de sensibiliser... Et pourtant l'interdit attire beaucoup plus, comme l'explique Mr Duclos : "personne n'en parle et pourtant, je crois que la pédagogie est tout aussi efficace. Pourquoi ne pas sensibiliser/former les utilisateurs plutôt que des les interdire de circuler quelque part ?". Un point de vue que partage l'adjudant Hilt qui explique qu'une fois la mise en place de la loi, il y aura une première phase de pédagogie, de rencontre et d'explication. Un acte de sensibilisation qui doit être inculqué pour la vitesse, la sécurité, l'assurance, mais également auprès des usagers de scooters et voitures... "On fait attention aux vélos, aux piétons, etc. Aujourd'hui les utilisateurs des mobilités électriques sont présents dans le paysage urbain, il faut faire attention à eux" explique un usager de e-skate. 

 

Sécurité : adopter le casque et les protections ?

Même si le casque et les protections ne sont pas obligatoires, elles sont vivement conseillées. Une sécurité que les utilisateurs d'EDPM ont adopté dès le départ : "90% des utilisateurs réguliers mettent un casque et des protections" pouvons-nous entendre dans le public. Un acte que Mr Lavergne apprécie et félicite. Pour lui il est important que tous les utilisateurs adoptent ce comportement et le propage, pour que les législateurs le voient et décident d'assouplir leurs décisions.

 

Assurance : s'assurer est obligatoire ? 

"Oui, vous devez vous assurer si jamais vous causez un dommage à un piéton ou vous réalisez une mauvaise manoeuvre, car les dommages peuvent être très lourds. Ne comptez pas sur les organismes comme la sécurité sociale ou votre mutuelle pour prendre en compte vos blessures, cela est insuffisant" explique Mr Duclos. 

Comme nous vous l'expliquons depuis des années, il est obligatoire de s'assurer. Pourquoi ? Car la trottinette électrique, la gyroroue ou le e-skate sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur, à l'inverse des cycles (vélos). Ainsi, votre responsabilité civile ne couvrira pas les dégats. "Aujourd'hui les forces de l'ordre peuvent être tolérants sur certaines choses, par contre si nous vous contrôlons et que vous n'êtes pas assuré, vous sera automatiquement en infraction" affirme l'adjudant Hilt. 

 

 

Tous ensemble : un syndicat ou une association nationale des edpm ? 

Faire entendre les voix en restant soudés : "certes, nos véhicules sont plus ou moins différents, mais nous avons également des points communs qui peut nous permettre d'unir nos voix, et donner la paroles à un représentant" explique Bérangère Mobilityurban.

 

Actuellement, et à la différence des associations vélos ou piétons, les EDPM n'ont aucune structure à portée nationale. Le fait de n'avoir aucun porte parole, permet difficilement aux utilisateurs de se faire entendre auprès des politiques. Depuis 3 années, Mobilityurban ne cesse de se battre pour la mobilité électrique et sa réglementation. Malheureusement, ils sont peu à avoir réagi pour cette cause.

Cependant, il est encore possible de changer les choses, malgré le peu de temps restant. S'associer pour faire adopter une législation objective et favorable à tous est primordiale.

 

Merci a Adrien Lelievre (Journaliste aux Echos) de s'être déplacé pour animer nos débats.

 

 

 

 

 

Commentaires (2)

pépé Wheeler Troubadourle 17 juin 2019 à 20:09

perso je n'utilise plus mon camion de mon expertise pour porter devis et facture a mes clients dans un rayon de 30 km et bien sûr hors agglomération cette loi va m'obligé a consommer a nouveau de diesel et encombré les routes et mes clients appréci mon mode de transport tout droit venu du futur et comprennent tout a le côté écologique de type de déplacement, je suis triste de voir que je être contraint d'abandonner ma gyroroue

Altiligerle 29 juillet 2019 à 20:14

Bonjour.
Je suis wheeler depuis 6 mois (KS 14 M), et je profite avec grand plaisir de cette nouvelle forme de glisse que je pratique plutôt de manière... rurale sur les chemins qui entourent mon village, et surtout en descente, dans les prés, avec des bâtons de ski. Je suis allé récemment tester les pistes de Prat Peyrot sous le mont Aigoual. Les sensations se rapprochent de celles du monoski et godiller sur des pistes herbeuses, on peut dire que ça envoie du pâté, même si c'est un peu physique.
C'est une forme de glisse "verte" qui procure énormément de plaisir et sensation de glisse, et surtout, un énorme sentiment de liberté.
Alors que l'on ne vienne pas me faire ch... avec une législation à la con, parce qu'il faut toujours légiférer sur tout !
A 20 km/h max, on se fait doubler par les poussettes... 1500 balles pour 30 km/h, ça coûte moins cher de rouler à 180 sur autoroute !!! Qu'en est il des roues comme la KS 18 ou la Ninebot One Z 10 déjà vendues?
Interdiction sur route ouverte. Une belle forme de discrimination pour les ruraux comme moi ! Mon village est bien plus petit que Paris.
Je parle surtout (peut-être ) pour les wheelers qui ont, je pense, une motivation pour la pratique différente de celle des utilisateurs de trottinette. En effet, la pratique du monoroue est moins évidente que de monter sur une trottinette, ça, tout le monde sait faire. Par contre le monoroue demande une certaine pugnacité, et permet un apprentissage continuel, gage de plaisir croissant, un peu comme le ski de descente en fait. Ce public de wheelers est vraiment différent, et en particulier les têtes grises, comme moi, qui sont, comme chacun sait, de dangereux délinquants-qui-ont-besoin-d-être-tenu-par-la-main...
Je suppose que vous êtes sur la sellette pour essayer de nous fédérer et que tout ne va pas s'arrêter en Septembre, sinon, c'est l'arrêt de mort du déplacement alternatif, et écolo, qui est déjà signé.
Cordialement.
Ps : Lors du débat pendant les electric games 2019, combien de personnes sur l'estrade étaient pratiquantes EDPM ?

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